La troupe

Romain

 « non moi je reste là, je regarde »
Être étrange. Lunaire et la tête dans les nuages. Son faciès aux origines potentielles multiples et inconnues permet à la troupe de se dédouaner en cas de blague litigieuse d’un goût douteux : « ah non mais nous on n’est pas raciste, on a Romain dans notre troupe ». Quand il est perdu dans ses pensées, il est souvent difficile de savoir si Romain est en train d’imaginer un pays merveilleux où tout leurs habitants passeraient leur temps à se faire des câlins et à jouer à la pétanque entre ami.e.s, ou s’il réfléchit à la meilleure façon d’égorger un chat en lui infligeant le maximum de souffrances possible. Quand une impro tourne mal, c’est lui que l’on envoi pour se servir de son sens de la réparti ubuesque qui décale l’improvisation vers des contrées imprévues.

Benjamin

« Surtout ne change rien, reste toi même » 
Rêve secrètement de s’émanciper de l’aura glorieuse de sa mère. Espère qu’un jour les passants rencontrant sa mère s’exclament en la voyant : « regardez c’est la mère de Benjamin » et non « regardez c’est le fils de Brigitte » comme c’est le cas actuellement quand Benjamin est reconnu. L’atout muscle de la troupe. Sa passion pour la musculation et ses entraînements à la salle n’a d’égale que sa haïne envers les hippies et leur slackline pacifiste. Sur scène, plutôt que de se servir de ses gros bras, Benjamin préfère analyser la situation en se servant de sa fine vision du jeu que l’on devine poindre derrière ses lunettes acérées, pour pouvoir faire par la suite des propositions constructives qui feront avancer l’impro. Dans la famille improvisation, je demande le constructeur.

Damien

« ah ça me fait penser au film la chèvre, quand Pierre Richard se prends les pieds dans le tapis à la 43ème minute »
Le papa de la Tiff. Toujours très occupé à nous recouvrir de sa bienveillance paternelle et chaleureuse, ou à nous réprimander à cause de l’état déficitaire de notre compte bancaire provoquée par nos nombreuses sorties dans le kébab du coin. Personnage burlesque par excellence. La légende raconte que Damien serait en réalité un personnage fictif d’un dessin animé cartoon qui aurait trouvé un passage vers notre monde et emprunté une forme humaine afin de pouvoir interagir avec nous.
Sur scène, Damien oublie qu’il est désormais dans le monde réel et qu’il ne vit plus dans son monde de dessin animé. Il contorsionne son grand corps dans des postures vives et improbables et meugle d’une voix forte des onomatopées colorées. Les enfants l’adorent, et l’enfant qui sommeille au fond de notre âme d’adulte aussi.

Chaton

(le seul, l’unique)

« lapins ! Pruneaux ! »

Notre président bien-aimé, réélu chaque année à l’unanimité au cours d’un vote à mains levées sans aucun opposant. Mi-homme, mi-fauve, cet improvisateur à l’énergie bestiale sait aisément passer sur scène d’une proie effrayée tremblante de peur à un dangereux prédateur sans le moindre couac. Sa bonhomie naturelle toute chatounesque est parfois difficilement reconnaissable une fois le masque de son personnage incarné qu’il tiendra coûte que coûte jusqu’au coup de sifflet final.

Fred

« C’est moi l’arbitre, c’est moi qui décide »
Un regard noir. Une boule de colère et de rage. Une énergie sombre à l’état brute. Il se murmure dans les travées de de la politique internationale que si Kim Jung-un a accepté de dénucléariser la Corée du nord, c’est en réalité parce que Fred aurait passé 2 minutes en tête à tête seul à seul avec le dictateur. Les tigres à dents de sabres auraient subitement disparu de la surface de la terre suite à un regard de travers que lui aurait jeté un de leur congénère. Votre improvisation manque de punch et les rapports entre les personnages présents en jeu sont bien trop policé et courtois pour faire avancer convenablement l’intrigue ? Envoyez donc Fred insuffler un peu de son énergie…

François

« j’ai une super idée ! »
Ayant passé son adolescence dans l’adoration de la chanteuse Lorie, et son lecteur MP3 de l’époque étant bloqué sur la chanson « La positive attitude », de lourdes séquelles sont restées gravées en lui. En effet, François est depuis cette période un indécrottable optimiste qui ne peut s’empêcher de toujours voir le bon côté des choses, et de cultiver cette fameuse « positive attitude » qu’il affectionne tant. Sur scène, apportez lui un parapluie alors qu’il ne pleut pas, il en sera ravi et s’en servira comme d’une ombrelle pour se protéger des rayons de soleil cancérigènes. Traitez-le de moins que rien, rabaissez le plus bas que terre, il sera ému, ivre de bonheur et se dira chanceux d’être l’homme le plus haïssable de l’univers. C’est ainsi qu’il participe pas à pas à la construction d’une scène d’improvisation, dans la joie et la bonne humeur qui le caractérisent tant.

 

Didier

« Bonjour ! »

Le monsieur propre de l’impro. Notre petit nouveau, qui aura sa bio très bientôt.